Mulhouse – Côme : les pizze et la citronnelle

La deuxième étape nous emmène vers l’Italie, en passant par la Suisse. 360 km à travers les montagnes et les tunnels, dont le fameux Gothard, 17 km de long, toutes fenêtres fermées. Au milieu du tunnel, la température culmine à 39,5°C, soit 5 degrés de plus qu’en extérieur. Impressionnant !

Sur la route, nous ferons un arrêt dans la station essence que je place tout en haut du classement de mon top 5 : la station Gothard, justement. Armature bois, des toilettes plus belles que certains saunas, d’une propreté et d’une classe folles. Ce qui fit dire à Peter Pan qu’on y passerait bien la nuit, mais… non.

Les paysages sont magnifiques,tout du long du trajet. Entre sommets enneigés et lacs étincelants, on en prend plein la vue !

Une fois la frontière italienne franchie, nous devons composer avec deux difficultés : la circulation est dense, et nous perdons pas mal de temps dans les bouchons en arrivant au bord du lac de Côme. Et les Italiens respectent décidément le code de la route avec beaucoup d’à peu près. Sur l’autoroute, Sam jongle avec les bandes, et on s’adapte. Sur les ruelles étroites qui longent le lac, c’est plus stressant !

Côme s’offre enfin à nous, derrière ses murailles anciennes. Au centre, surplombant les ruelles, le Duomo offre une façade absolument éblouissante. D’époque Renaissance, cette merveille est dans un état de propreté et de conservation vraiment exceptionnel. Les statuaires qui ornent la façade sont à l’abri derrière des coffres de verre, et le patchwork de marbre qui habille la façade est du plus bel effet.

Quelques pas plus loin, le port nous offre un spectacle paisible, et une balade plaisante à l’ombre des feuillus, judicieusement placés pour rendre le temps presque supportable. Il fait 34,5°C, et nous résisterons à peine quelques minutes à l’appel des gelati du glacier Cavour, sur la place du même nom. On vous recommande les lieux, le prix est raisonnable et le choix difficile !

On se laisse volontiers errer dans les rues piétonnes, aux vitrines charmantes, mais il nous reste une petite heure de route pour atteindre la halte du soir : un micro camping planté au bord du Lac, à Onno, et dont l’accueil est installé dans un ancien four à briques, reconverti en four à pizze pour les campeurs et les gourmets du coin. A peine la tente montée, et les orteils des ados plongés dans l’eau du lac -il y a aussi une plage privée-, nous partons goûter aux spécialités locales. Juste pour vous donner l’eau à la bouche… Fiona a dégusté un risotto aux artichauts, tandis que Peter Pan, Sam et moi avons opté pour des pizze 4 Stagioni, speck e zola, et prosciutto e funghi… immenses, savoureuses, légères… Un bonheur. Nous avons mangé à 4 pour 42 euros, vin d’anniversaire et double littre d’eau compris. Franchement, un petit coin de paradis, vivement recommandé.

Après une nuit relativement calme – on vous évite le récit détaillé de l’huile anti-moustique qui se renverse dans la pharmacie, de mes difficultés à gérer la chaleur et du chat qui miaulait à 2h du matin-, nous prenons la route vers une de mes villes préférées en Italie, celle de mon premier voyage en solo sac à dos, à 20 ans… Bologne.

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